J’avais envie d’écrire cet article autour de l’ âme, suite à ma rencontre avec Jean-Marc Vigouroux, Analyste en Rêve Eveillé Libre qui m’a profondément marqué.

Jusqu’ici j’avais, je crois comme beaucoup d’entre-nous je pense, envisagé l’âme comme quelque chose d’immatériel, de finalement assez abstrait. Je me figurais l’âme comme une sorte de souffle qui quittait le corps lors de son dernier soupir. Comme si l’âme partait rejoindre une sorte d’au delà.

Et puis, après-tout, que deviendrait cette âme après son échappée de l’enveloppe charnelle ? Je ne m’étais jamais posé la question. Comme si finalement après la vie sur Terre tout était fini, définitivement.

Mais finalement, qu’est-ce que cette âme qui nous constitue ? Nos sociétés judéo-chrétiennes perçoivent l’âme comme ce qui insuffle la vie à un corps animé, avec cette notion de pureté de l’âme incarnée à la naissance et qui se pervertirait au fil de la vie, jusqu’au moment du Jugement Suprême à l’entrée du Paradis. L’Islam rejoint quelque peu cette vision.
Il faut s’intéresser à l’Hindouisme notamment pour aborder la notion d’âme comme part infime issue d’un grand tout. Les bouddhistes voient l’âme comme une sorte d’expérience de vie qui viendrait s’inscrire dans plusieurs corps successifs jusqu’à ce qu’elle ait terminé de remplir sa « mission », d’où la notion de Karma.

On ne saurait parler de l’âme sans l’esprit qui finalement l’incarne par la force du mental, de la réflexion, du jugement, de l’action, de la mise en mouvement du corps et des actes.

J’aime bien cette idée que finalement l’âme serait venue accomplir une mission sur Terre, au travers de la personne que nous sommes. J’ajouterais même que notre propre âme vient puiser dans celles de nos proches disparus et qu’elle viendrait donner d’avantage de profondeur à la nôtre. Comme si nous nous nourrissions d’une part de chaque âme envolée pour faire de nous des personnes plus riches et meilleures.

Pourtant certaines fois, le poids de l’âme du défunt peut sembler si lourd à porter qu’on ne se sent plus capable de tout supporter. C’est en ce sens que les Chamans interviennent pour soulager ces âmes blessées, comme le font à leur manière également les psychanalystes. Ne pas tout accepter du passé de l’autre, décider de ne prendre que ce qui peut nous renforcer, c’est le travail que nous avons à faire individuellement. Et cela rejoint tout le travail autour du transgénérationnel évoqué par Anne Ancelin Schutzenberger dans son livre Aïe mes Aïeux !.

Le Rêve Eveillé Libre est également un allié très précieux dans ce sens car il permet de venir ré-expérimenter les liens d’attaches des fois très profonds entre deux âmes, même une fois l’être cher décédé depuis de très nombreuses années. Soulager son âme de ce poids ne veut pas dire renoncer à l’autre ou à ce qu’il a représenté pour nous. C’est seulement s’émanciper de cette pression parfois trop forte et qui peut nous empêcher d’accomplir notre deuil ou tout simplement nous bloquer dans notre chemin de vie.

Une âme apaisée nous permet de mieux accueillir nos émotions et nous permet de rester connectés avec le monde des vivants.